Éloge du coquelicot [4] et de l’églantine – Éloge de l’ombre

Au cours d’une balade dans la baie du Mont Saint Michel, il faisait très chaud, du coup une attention spéciale aux fleurs qui se trouvaient à l’ombre. En faisant le tri, entre deux interventions sur les fichiers RAW, me vient le titre d’un livre : Eloge de l’ombre, Tanizaki Junichiro. Une phrase à propos des objets en laque dont il dit qu’ils étaient « … conçus pour être devinés, dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse, qui, par instant, en révèle l’un ou l’autre détail, de telle sorte que, … il suscite des résonances inexprimables » . Eloge de l’Ombre p 43.

ça leur va très bien, l’ombre, aux coquelicots et aux églantines. Je crois bien que l’églantine est la fleur que je préfère, la délicatesses de la simplicité parfaite.

Éloge du coquelicot [3] (Nous voulons des coquelicots)

Les petites promenades du matin, pendant le « confinement », et l’après midi avec mon père, m’ont fait rencontrer des coquelicots, qui m’ont semblé plus rouges cette année (allez savoir pourquoi) à l’exception de ces coquelicots roses sur un chantier, comme je n’en avais jamais vu. Alors poursuivons l’éloge des coquelicots, la fleur « gratuite » par excellence, fragile et insistante, qui revient quand on ne l’attend pas, sorte de mauvaise conscience, la nature incontrôlable, qui revient par les talus, les murs un peu délaissés.