Forêt – Automne (4)

Un peu répétitif, mais la forêt change tous les jours, les couleurs, la lumière, ce dimanche il faisait une belle lumière de temps en temps. Je ne m’en lasse pas.

Certains endroits, certaines parcelles sont presque impénétrables, fréquentées seulement par les cueilleurs de champignons et les chasseurs, il faut forcer pour entrer entre les ronces et les fougères.

Des lustres et des vitraux (avec [un peu de] lumière).

En liaison avec un travail d’Objectif image 14 sur Caen, visite d’une chapelle, pas tout à fait n’importe laquelle, l’ancienne chapelle de l’ancien Bon Sauveur (on peut écouter Gloria, Patti Smith, en guise d’ail premier album, photo de Mapplethorpe !).

Exercice de style : petit jeu sur les interactions de la lumière, des lustres et des vitraux.

Éloge du coquelicot (2)

Quand il n’envahit pas les prés, il colonise les fossés, ou bien deux ou trois explorateurs hardis s’installent dans un coin ombré, ou bien entre des pierres et des morceaux de béton dans un chantier, devant une carcasse de véhicule qui a pourtant dû laisser échapper son comptant d’huile de moteur…. Il est résistant, il suffit que la terre ait été remuée, pas complètement empoisonnée, et il surgit.

J’ai oublié dans mon précédent post : « Nous voulons des coquelicots », pour la pétition contre les pesticides de synthèse,  c’est ici !

Éloge du coquelicot (1)

Évidemment, l’éloge du coquelicot c’est une façon m’associer à la défense du coquelicot : Nous voulons des coquelicots ! (contribution bien faible certes).

Nous voulons des coquelicots, parce que c’est beau, parce que c’est un indice de bonne santé de la nature (ou de santé passable …). Parfois un champ est envahi de coquelicots, resplendissant, éclatant, comme certains des champs de la galerie, le propriétaire de l’un d’eux, qui m’avait surpris faisant des photos, m’avait expliqué avec beaucoup de plaisir qu’il espérait poursuivre sur la voie d’une agriculture sans pesticides.

Voile et Forêt d’Encre

Installation de Darius dans l’église Saint Nicolas à Caen, magnifique église romane désacralisée et ouverte aux artistes pour des temps de travail et d’exposition. Travail de calligraphie, de peinture, ancré dans une tradition japonaise (Sumi). Scotché devant le travail j’ai passé un bon moment à contempler, échanger avec Darius, photographier (dans la « forêt » des bandes de fibre de verre suspendues dans le chœur, ou la bande de 50 mètres recouverte de 8 séries de « caractères ». En fin de journée, pour la fin de l’installation deux musiciens (alto et flute) ont donné un concert, cachés dans la forêt : magie de la musique, impros à base de jazz et de classique.

L’encre sur la fibre de verre s’associe avec la lumière, dans la transparence, rêve de photographe : la lumière écrit dans la matière et propose des jeux de formes (lignes et surfaces, aplats et reliefs, ombres et transparences) à partir du travail d’un artiste. On voudrait être plus habile dans le rendu des nuances et des contrastes.

Magie de l’alliance des arts: L’architecture, la peinture et la calligraphie, la musique.

Le Printemps est là !

Le printemps est « là », jaillissant, foisonnant, éclatant comme un feu d’artifice en cet après midi, quelque part dans une forêt, sur les branches des cerisiers qui remplissent une clairière que je savais trouver « là ». « Là » c’est vite dit parce que cette clairière n’est sur aucune carte, ni IGN, ni OpenStreetMap ! Sans doute, sautant par dessus le ruisseau bien à l’écart du chemin d’exploitation, suis-je passé dans un autre univers, tout semblable au nôtre, sinon que dans une clairière remplie d’arbres en fleurs on n’entend pas chanter les oiseaux, ni ne voit-on voler les insectes pollinisateurs qui s’activent dans le nôtre….

Malgré ces manques c’était un exceptionnel feu d’artifice naturel, surtout quand, à un moment, le soleil en tournant s’en est venu illuminer les cerisiers les plus fleuris. Rien que pour moi ! Un seul regret, je ne suis pas sûr d’avoir capté ou su rendre ce que ce moment a eu de flamboyant ! Quelques exemples de mes tentatives….