La Bataille [2] (Nature vs Usine)

Petit tour de nouveau dans l’ancienne Filature, pour l’hiver, un jour où il n’y a pas trop de vent…. Peu de changements, sinon que des poutres sont au sol dont je ne me souvenais pas, les forts vents de ces dernières semaines sans doute. Mais cela reste un endroit intéressant.

« On a 30 ans Pensez à nos cadeaux ! »…. Quel âge ont-ils aujourd’hui?

Carte postale – Suisse Normande un jour d’hiver

Il fait plutôt gris, humide, une petite bruine, ou de la brume qui mouille, parfois un peu de soleil voire un beau rayon qui illumine un chemin creux, tout brille. Le ciel change, qui dit que les ciels normands sont gris ? Je me demande combien il y a de mots pour gris en normand ?

Dans la brume – Clécy, les rochers du Parc

C’est peut-être le flou qui rend le mieux l’impression du promeneur dans la brume, du haut du viaduc qui enjambe l’Orne, la brume estompe toutes les formes et les couleurs.

Quelques images (nettes) de la vallée de l’Orne vue des Rochers du parc, un peu noyée dans la brume qui se dissipe peu à peu.

 

La Bataille (Nature vs Usine)

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Selon des informations glanées sur internet, ce fut un moulin puis au 19ème siècle une des nombreuses filatures installées sur l’Orne. Elle brula en 1898, privant d’emploi les 50 salariés qui y travaillaient.  Auparavant elle fut le théâtre d’un accident du travail dramatique, une femme fut happée par les courroies de la machine sur laquelle elle travaillait et tuée sur le coup. « Elle ne laisse pas d’enfant et son mari est ouvrier de filature ».

Pour une destruction commencée il y a plus de cent ans, la filature résiste bien. Mais il me semble que depuis quelques années la végétation explose. Petit tour d’un lieu qui prend en certains endroits des allures de cathédrale engloutie dans la végétation, il se trouve en un endroit bien nommé : La Bataille (du souvenir plus ou moins légendaire d’une bataille médiévale dans laquelle aurait été impliquée une armée anglaise).

Ce bâtiment est une vraie friche, un peu inquiétante, il semble en certains endroits très instable, et même le sol s’enfonce parfois, c’est un plancher sur les canaux qui actionnaient le moulin. J’évite d’entrer dans certaines salles (enfin ce qu’il en reste !) les débris qui sont au sol et la fragilité de ce qui reste suspendu sont dissuasifs ! Parfois la lumière illumine la végétation et transcende le lieu.

Clichés d’automne (2)

 

Il fait froid et sec, il y a un beau soleil, la Suisse Normande est faite de champs, de rivières (fleuve pour l’Orne), rochers atteignant des altitudes qui défient l’imagination (200, 250 mètres) et des bois, des forêts. Et là, au détour d’un chemin dans un bois, à quelques mètres des rochers, un coup de lumière illumine un monceau de feuilles, ou quelques châtaigniers.

Un peu répétitif, pour saturer les yeux… Sur la terre, qui est quelquefois si jolie