Un fleuve de liberté

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Quelque chose comme « Faites l’amour pas la guerre »

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Rassemblement au mémorial de Caen, à la suite d’un appel d’un collectif d’artistes je crois. Au fronton : « La douleur m’a brisée, la fraternité m’a relevée, de ma blessure a jailli un fleuve de liberté ». Caen suite à la guerre, détruite. Un rassemblement pour la liberté d’écrire, de dessiner, pour la liberté de penser, de créer. Les crayons qui se dressent entre les parapluies.

Les assassinats des personnes présentes à la conférence de rédaction sonnent comme une défaite de la liberté, de l’humanité. Je n’approuvais pas Charlie Hebdo et nous devons être nombreux dans mon cas. Je ne dirai pas « je suis Charlie ». Mais je crois que nous avons besoin de leur indépendance d’esprit, de leur autonomie, de la volonté de penser par soi-même avec les autres, et de la tolérance dont tous leurs amis témoignent qu’elle était une qualité qu’ils partageaient. Une obligation pour que jaillisse la liberté comme d’une source qui ne peut s’épuiser.

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Tristesse – Nous sommes tous des « Charlie »

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La libertés d’expression, la liberté de l’esprit poussée à sa limite avec courage, la parole, le dessin, le crayon. Nous avons pu penser qu’il y avait un peu de « mots » derrière cela, un peu de mousse, de fantaisie, que c’était pour les discours du dimanche, ou bien pour des discours de sympathie avec d’autres, de pays lointains. Depuis ce midi nous savons que non, c’est un bien commun qu’il faut chérir et défendre, qui se mérite.

Nous étions nombreux dans les rues de Caen ce soir pour exprimer le chagrin, et la reconnaissance que nous savions devoir à des hommes et une femme qui se sont trouvés être des cibles parce qu’ils défendaient ces libertés en les exerçant sans concession.