Le Printemps est là !

Le printemps est « là », jaillissant, foisonnant, éclatant comme un feu d’artifice en cet après midi, quelque part dans une forêt, sur les branches des cerisiers qui remplissent une clairière que je savais trouver « là ». « Là » c’est vite dit parce que cette clairière n’est sur aucune carte, ni IGN, ni OpenStreetMap ! Sans doute, sautant par dessus le ruisseau bien à l’écart du chemin d’exploitation, suis-je passé dans un autre univers, tout semblable au nôtre, sinon que dans une clairière remplie d’arbres en fleurs on n’entend pas chanter les oiseaux, ni ne voit-on voler les insectes pollinisateurs qui s’activent dans le nôtre….

Malgré ces manques c’était un exceptionnel feu d’artifice naturel, surtout quand, à un moment, le soleil en tournant s’en est venu illuminer les cerisiers les plus fleuris. Rien que pour moi ! Un seul regret, je ne suis pas sûr d’avoir capté ou su rendre ce que ce moment a eu de flamboyant ! Quelques exemples de mes tentatives….

 

 

 

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On ne passe jamais deux fois devant le même chantier

Exposition d’Objectif image 14 sur les chantiers du tramway. Un an de suivi des chantiers, au gré des regards de chacun des photographes engagés dans ce projet. Je présente 19 photographies, ou plutôt 19 compositions photographiques.

Trois ensembles de compositions

Ce petit coup de chapeau à Claude Simon n’est pas une cuistrerie gratuite, (re)découvrant l’auteur grâce à une auteure allemande qui a travaillé sur Claude Simon et la Photographie (Irène Albers : Claude Simon Moments photographiques) j’ai trouvé dans la lecture de Claude Simon une démarche qui a conforté la mienne, un encouragement dans le souci de rendre le désordre bruyant du monde des chantiers (qui n’est peut-être que la métaphore du désordre du monde ambiant qui n’est peut-être qu’un chantier permanent). Mais aussi rendre la perception mentale de ce désordre avant que nous n’essayions d’y mettre de l’ordre, par le cadrage, l’instantané, la mise en perspective d’une saisie partielle.

Le clocher de Saint Pierre


Nettoyé, plus de 2000 pierres remplacées, à l’identique, avec le travail des tailleurs de pierre qui va avec. Le clocher (beffroi) de Saint Pierre sort peu à peu de ses échafaudages. Vue prise du premier niveau, du « toit » de la nef latérale ouest.
Dans le cadre d’un nouveau projet sur la ville de Caen, dont un suivi des modifications, des chantiers, Caen : Traces et présence du temps (titre temporaire) Objectif image 14 a eu droit à une visite du chantier, et une montée au clocher. Petit moment de régal total, tant pour les personnes de la ville qui nous accompagnaient (un grand merci à eux ainsi qu’aux responsables du chantier qui nous ont guidé et expliqué le travail avec une très grande disponibilité) que pour les photographes.
Au passage découverte d’une cadran solaire qui a été rendu à la lumière et remis en l’état, après recherche sur les pigments, les « peintures », pure merveille !


Pour le reste, montés au clocher par un escalier en colimaçon étroit, puis plus étroit, aux marches étroites, puis plus étroites, arrivés sur la plateforme couverts de poussière et ayant écrasé trois tonnes de déjections de pigeon, saisis par la vue. A posteriori on se dit qu’il faudrait y retourner, il y a tout ce à quoi nous n’avons pas pensé sur le moment, avant de descendre couverts d’une poussière sans âge… mais pas plus agréable pour autant. Très beau moment !
J’ai beaucoup aimé ces statues qui nous surveillent, ou veillent sur la ville et ses habitants, sans que nous le sachions….


Quelques photos encore, pour donner une idée, dans le désordre…

C’est superbe ce travail, mais découvrir des pans entier d’une église « neufs », c’est curieux. Elle parait neuve comme si elle avait été refaite entièrement, ce qui n’est pas le cas, 2000 pierres, ce qui n’est pas rien quand même en terme de travail.

Tramway 2019 – Caen Rive Droite – Pôle de Vie

Après les centre socio-culturels de la Grâce de Dieu et de la Guérinière, et de Fleury sur Orne, Objectif image 14 expose au Pôle de vie de la Rive Droite, entre le Best of et la récap.  Belle salle, lumineuse.

Neuf de mes photographies.

çam’Suffit

Un après-midi grisâtre, au bord de l’embouchure de l’Orne à Ouistreham, et ces maisonnettes, parfois condamnées car la zone est inconstructible. Il y en a une qui a du charme un peu plus loin (beau toit de chaume, dépendances….). Essayer de faire quelque chose qui se regarde avec le banal (ce n’est pas très original, mais c’est un exercice intéressant).

Reste à savoir si on a réussi.

A travers la fenêtre – Through the window

Au hasard de mes lectures sur internet je suis tombé sur cette phrase d’un peintre américain,  Don Eddy : « You can either look through the window, or at the window, or at the reflection in the window. Nobody ever looks at the three at once, because it is impossible to focus on all three ».

Et pourtant, avec un peu d’artifice, il m’a semblé, grâce aux vitres bombées des nombreuses fenêtres de la Bibliothèque Alexis de Tocqueville, aux angles droits (ou pas) qu’elle dessine, aux reflets et en visant large avec un grand angle, que si ! on pouvait…. même ça donne des effets intéressants.

La B.A.T. est un être qui, en nocturne offre des vues passionnantes.

La citation vient d’un chapitre d’une l’histoire de la photographie, trouvée sur un site d’une richesse impressionnante : Photo – Theoria, de Nassim Daghighian