La Révolte des fous au « Bois du Caprice »

Tournage « La Révolte des Fous » au bois. Belle atmosphère de travail (un peu non conventionnelle), belle lumière du soir (je suis arrivé en cours de tournage), tourner sérieusement et légèrement une histoire un peu déjantée (que je pourrais résumer en reprenant une formule de Léonie Fer : « L’annonce faite à Marin »). J’adore.

(The Goaties, Marin Moser, Charlotte Leroy, Leonie Fer, Max Cie pour la vidéo)

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La Bataille (Nature vs Usine)

Selon des informations glanées sur internet, ce fut un moulin puis au 19ème siècle une des nombreuses filatures installées sur l’Orne. Elle brula en 1898, privant d’emploi les 50 salariés qui y travaillaient.  Auparavant elle fut le théâtre d’un accident du travail dramatique, une femme fut happée par les courroies de la machine sur laquelle elle travaillait et tuée sur le coup. « Elle ne laisse pas d’enfant et son mari est ouvrier de filature ».

Pour une destruction commencée il y a plus de cent ans, la filature résiste bien. Mais il me semble que depuis quelques années la végétation explose. Petit tour d’un lieu qui prend en certains endroits des allures de cathédrale engloutie dans la végétation, il se trouve en un endroit bien nommé : La Bataille (du souvenir plus ou moins légendaire d’une bataille médiévale dans laquelle aurait été impliquée une armée anglaise).

Ce bâtiment est une vraie friche, un peu inquiétante, il semble en certains endroits très instable, et même le sol s’enfonce parfois, c’est un plancher sur les canaux qui actionnaient le moulin. J’évite d’entrer dans certaines salles (enfin ce qu’il en reste !) les débris qui sont au sol et la fragilité de ce qui reste suspendu sont dissuasifs ! Parfois la lumière illumine la végétation et transcende le lieu.

Éloge du coquelicot (2)

Quand il n’envahit pas les prés, il colonise les fossés, ou bien deux ou trois explorateurs hardis s’installent dans un coin ombré, ou bien entre des pierres et des morceaux de béton dans un chantier, devant une carcasse de véhicule qui a pourtant dû laisser échapper son comptant d’huile de moteur…. Il est résistant, il suffit que la terre ait été remuée, pas complètement empoisonnée, et il surgit.

J’ai oublié dans mon précédent post : « Nous voulons des coquelicots », pour la pétition contre les pesticides de synthèse,  c’est ici !

Éloge du coquelicot (1)

Évidemment, l’éloge du coquelicot c’est une façon m’associer à la défense du coquelicot : Nous voulons des coquelicots ! (contribution bien faible certes).

Nous voulons des coquelicots, parce que c’est beau, parce que c’est un indice de bonne santé de la nature (ou de santé passable …). Parfois un champ est envahi de coquelicots, resplendissant, éclatant, comme certains des champs de la galerie, le propriétaire de l’un d’eux, qui m’avait surpris faisant des photos, m’avait expliqué avec beaucoup de plaisir qu’il espérait poursuivre sur la voie d’une agriculture sans pesticides.

Voile et Forêt d’Encre

Installation de Darius dans l’église Saint Nicolas à Caen, magnifique église romane désacralisée et ouverte aux artistes pour des temps de travail et d’exposition. Travail de calligraphie, de peinture, ancré dans une tradition japonaise (Sumi). Scotché devant le travail j’ai passé un bon moment à contempler, échanger avec Darius, photographier (dans la « forêt » des bandes de fibre de verre suspendues dans le chœur, ou la bande de 50 mètres recouverte de 8 séries de « caractères ». En fin de journée, pour la fin de l’installation deux musiciens (alto et flute) ont donné un concert, cachés dans la forêt : magie de la musique, impros à base de jazz et de classique.

L’encre sur la fibre de verre s’associe avec la lumière, dans la transparence, rêve de photographe : la lumière écrit dans la matière et propose des jeux de formes (lignes et surfaces, aplats et reliefs, ombres et transparences) à partir du travail d’un artiste. On voudrait être plus habile dans le rendu des nuances et des contrastes.

Magie de l’alliance des arts: L’architecture, la peinture et la calligraphie, la musique.

Chantiers à Caen

Suite d’un travail sur les chantiers à Caen, ce ne sont pas ceux du Tramway, mais la ville de Caen semble traversée par une vague de rénovations qui part de la Presqu’île et se diffuse le long des principaux axes. Quelques montages qui concernent l’école Pondaven (au Chemin-Vert) le Théâtre des Cordes (en pleine reconstruction), le Boulevard Leclerc et surtout la Presqu’île, et la Base Nautique. Quelques compositions photographiques dont certaines sont présentées sur une bâche dans le cadre d’un travail du collectif Objectif image 14.

Ci-dessus les premiers temps de ces chantiers, premiers travaux de la Bibliothèque Alexis de Tocqueville, et un chat qui sortait de son hangar quand je faisais des photos dans le coin, pour poser, il me semble qu’il prend la forme de la pierre…. destruction de la Fermeture Eclair et de l’ancienne capitainerie qui avait aussi abrité les services de l’Equipement.