On ne passe jamais deux fois devant le même chantier

Exposition d’Objectif image 14 sur les chantiers du tramway. Un an de suivi des chantiers, au gré des regards de chacun des photographes engagés dans ce projet. Je présente 19 photographies, ou plutôt 19 compositions photographiques.

Trois ensembles de compositions

Ce petit coup de chapeau à Claude Simon n’est pas une cuistrerie gratuite, (re)découvrant l’auteur grâce à une auteure allemande qui a travaillé sur Claude Simon et la Photographie (Irène Albers : Claude Simon Moments photographiques) j’ai trouvé dans la lecture de Claude Simon une démarche qui a conforté la mienne, un encouragement dans le souci de rendre le désordre bruyant du monde des chantiers (qui n’est peut-être que la métaphore du désordre du monde ambiant qui n’est peut-être qu’un chantier permanent). Mais aussi rendre la perception mentale de ce désordre avant que nous n’essayions d’y mettre de l’ordre, par le cadrage, l’instantané, la mise en perspective d’une saisie partielle.

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Le clocher de Saint Pierre


Nettoyé, plus de 2000 pierres remplacées, à l’identique, avec le travail des tailleurs de pierre qui va avec. Le clocher (beffroi) de Saint Pierre sort peu à peu de ses échafaudages. Vue prise du premier niveau, du « toit » de la nef latérale ouest.
Dans le cadre d’un nouveau projet sur la ville de Caen, dont un suivi des modifications, des chantiers, Caen : Traces et présence du temps (titre temporaire) Objectif image 14 a eu droit à une visite du chantier, et une montée au clocher. Petit moment de régal total, tant pour les personnes de la ville qui nous accompagnaient (un grand merci à eux ainsi qu’aux responsables du chantier qui nous ont guidé et expliqué le travail avec une très grande disponibilité) que pour les photographes.
Au passage découverte d’une cadran solaire qui a été rendu à la lumière et remis en l’état, après recherche sur les pigments, les « peintures », pure merveille !


Pour le reste, montés au clocher par un escalier en colimaçon étroit, puis plus étroit, aux marches étroites, puis plus étroites, arrivés sur la plateforme couverts de poussière et ayant écrasé trois tonnes de déjections de pigeon, saisis par la vue. A posteriori on se dit qu’il faudrait y retourner, il y a tout ce à quoi nous n’avons pas pensé sur le moment, avant de descendre couverts d’une poussière sans âge… mais pas plus agréable pour autant. Très beau moment !
J’ai beaucoup aimé ces statues qui nous surveillent, ou veillent sur la ville et ses habitants, sans que nous le sachions….


Quelques photos encore, pour donner une idée, dans le désordre…

C’est superbe ce travail, mais découvrir des pans entier d’une église « neufs », c’est curieux. Elle parait neuve comme si elle avait été refaite entièrement, ce qui n’est pas le cas, 2000 pierres, ce qui n’est pas rien quand même en terme de travail.